Isa BARBIER, Michel BARJOL, Martin CAMINITI, Max CHARVOLEN, Christine CROZAT, Bill CULBERT, Pip CULBERT, Nicolas DESPLATS, Jean-Claude GUILLAUMON, Lina JABBOUR, Thierry LAGALLA, Marie-France LEJEUNE, MAOUAL, Sylvie MAURICE, Anne-Marie PÉCHEUR, Jean-Yves PENNEC, Etienne PRESSAGER, Pascale ROBERT, Karine ROUGIER, Pascal SIMONET, Wanda SKONIECZNY, Christian VALVERDE
Objets photographiques
Les objets photographiques de Marie-France Lejeune sont avant tout des pièges visuels.
Ce sont des éléments réels (meubles, objets) qu’elle démonte après les avoir photographiés. Ensuite, comme le ferait une couturière, elle les découpe en se servant de la photo comme patron, puis elle assemble tel un puzzle, sur le mur, les morceaux de matériau afin de restituer l’illusion de la tridimentionnalité des objets.
L’objet espace photographique. L’objet garde donc à peu près ses dimensions d’origine, sauf pour la profondeur car il se trouve complètement raplati.
"Mon travail se situe dans le décalage entre "la réalité" (ou du moins ce qu’il est convenu d’appeler ainsi) et la "réalité photographiée"... J’utilise l’image photographique comme un calque, un patron, un plan."
Réduit à deux dimensions, l’objet exposé est alors contraint à une image fixe quelque soit le déplacement du spectateur." Ce qui m’intéresse précisément c’est le passage d’un volume à un objet en deux dimensions lorsqu’il est photographié. C’est cet "aplatissement", "écrasement" de l’objet et de l’espace, c’est la métamorphose des formes dans ce passage : un même objet revêt des aspects tellement différents selon l’angle de prise de vue".
La photo, qui est à la base du processus, a en fait disparu de l’oeuvre et l’objet photographique de Marie-France Lejeune est devenu un objet d’illusion.