En 2010, notre programmation s’articule autour de propositions d’artistes qui s’expriment de manières très graphiques, humour corrosif, grotesque et kitsch voisinent avec des productions minimales où se rencontrent des artistes permanents : Sylvie Maurice, Pip Culbert, Bill Culbert, Jean-Claude Guillaumon et de jeunes artistes émergents comme Frédéric Guinot et Karim Ghelloussi.
Décembre 2010 de la trace à la tache exposition de dessins réalisée en collaboration avec la galerie Annie Lagier de l’Isle sur Sorgue rassemblera une sélection d’artistes des 2 galeries dont le travail s’inscrit dans ce thème : Michel Barjol, Max Charvolen, Sandra D.Lecoq, Franck Lestard, Gérald Panighi, Etienne Pressager, Pascal Simonet, Jean-Luc Verna, Claude Viallat...
Vernissage le samedi 4 décembre
10 artistes réunis autour du thème “de la trace à la tache”, par la Galerie Martagon s’expriment généralement par le dessin et sont présentés par 2 galeries du Vaucluse : La Galerie annie Lagier de l’Isle sur Sorgue et la Galerie Martagon de Malaucène.
Michel Barjol épure les paysages de la région Ventoux et des Baronnies pour n’en garder que les taches des failles et les traces des chemins.
Généralement les artistes utilisent le dessin comme étude préparatoire à l’œuvre peinte ou sculptée, Max Charvolen inverse le processus, il dessine à partir du résultat de ses mises à plat d’espaces architecturaux.
même avec du tissu, des aiguilles ou pinceaux, Sandra D.Lecoq dessine, tache et trace le support ; que ce soit dans ses autoportraits, ses vanités, monotypes où l’acrylique bave sur le papier et laisse son empreinte.
Chez Frank Lestard l’encre de chine, l’aquarelle s’écoulent à flot pour vider le sujet ; animaux, insectes surdimensionnés qui s’effacent avalés dans le papier.
Gérald Panighi utilise des vignettes, des transferts qu’il perd plus qu’il n’installe sur de grandes feuilles à dessin tachées par l’huile de lin.
Étienne Pressager rend compte jour après jour, à la minute, à la seconde, de son action tracée sur le papier. dessins naturalistes ou traces colorées ? Cette technique que l’on pourrait juger désuète souligne l’importance du vide.
Pascal Simonet dessine le paysage urbain dont la trace surnage sous l’effet corrosif de taches, d’empreintes de végétaux qui laissent échapper leur suc.
Jean-Luc Verna fait de son corps une œuvre d’art, techniques multiples ; photos, dessins, transferts d’images iconographiques rehaussées de fard.
Claude Viallat utilise toujours les mêmes traces, taches, qui font vibrer les couleurs et identifient son travail.
Christian Valverde dépose la peinture en taches colorées sur le Plexiglas et trace au crayon des contours anthropomorphiques qui retiennent la composition dans l’espace.