Galerie Martagon

Isa Barbier, Michel Barjol, Olivier Bartoletti, Martin Caminiti, Julien Cassignol, Max Charvolen, Philippe Chitarrini, Christine Crozat, Bill Culbert, Pip Culbert, Claire Dantzer, Nicolas Daubanes, Nicolas Desplats, Philippe Domergue, Bertrand Gadenne, Jean-Claude Guillaumon, Lina Jabbour, Sandra D. Lecoq, Marie-France Lejeune, Caroline Le Méhauté, Franck Lestard, Susanna Lehtinen, Sylvie Maurice, Anne-Marie Pécheur, Jean-Yves Pennec, Etienne Pressager, Charlotte Pringuey-Cessac, Pascal Simonet, Wanda Skonieczny, Christian Valverde




Bill Culbert


Vit à Londres et en France dans le Vaucluse

Photo : Hors les murs, château de Servières-Marseille

Bill Culbert est né en 1935 à Port-Chalmers (Nouvelle-Zélande).

En 1961, il s’installe dans le Lubéron et partage, depuis, son temps entre la Provence, Londres et la Nouvelle-Zélande. Ces allers-retours ont influencé sa pratique, autant par les éléments constitutifs de chaque lieu où il peut facilement trouver les matériaux propres à sa pratique. Le travail de Bill Culbert associe la lumière et la photographie et fait référence à l’énergie, naturelle ou électrique, à travers l’utilisation des matériaux de rebut et de récupération. Son goût pour les objets incongrus, les déplacements de champs, les associations d’objets et d’idées donnent vie à des arrangements étranges, poétiques et souvent jubilatoires.

Observateur avisé d’une réalité parfois surprenante, Bill Culbert décide de mettre en scène certains évènements auxquels l’œil ne prête plus garde. La mise en évidence de certaines illusions optiques s’articule souvent autour d’objets de récupération. Mais le fil conducteur de son travail reste l’attrait pour ces phénomènes magiques déclenchés par la lumière.

La lumière comme instrument.

À la fin des années 60 Bill Culbert passe de la peinture à la lumière. Franchir ce pas s’impose logiquement à lui du fait de son observation des phénomènes lumineux et de leur impossible appropriation, selon lui, par la peinture. L’artiste photographie des objets de récupération qui constituent des instruments ou des supports déclencheurs d’illusions optiques surprenantes. Il n’ invente pas l’artifice visuel mais le met simplement en situation, le souligne. Son travail se construit également autour d’installations utilisant des éléments luminescents tels que des néons. En associant la lumière aux objets de récupération (tables, chaises, outils, portières de 2CV, etc) il accentue le contraste entre la matérialité "crasseuse" de l’objet et l’aspect "propre" de la lumière. En ce sens il rejoint l’intention d’autres artistes de la Nouvelle Sculpture Anglaise (Mach, Cragg, Woodrow,...) qui réutilisent des débris industriels pour mettre l’accent sur un contexte économique surproducteur de biens et de donc de déchets.



Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert Bill Culbert