La Galerie Martagon, depuis sa création s’attache à défendre et faire découvrir l’art contemporain en milieu rural. Les artistes présentés, qui pour la plupart vivent et travaillent en région PACA exposent dessins, gravures, peintures, installations, photographies plasticiennes. Michel Barjol, directeur, vous reçoit du mercredi au dimanche de 11h à 12h et de 16h à 19h, et sur rendez-vous. La programmation éclectique, exigeante et engagée dans la découverte de l’art actuel se déroule d’avril à décembre et propose 4 expositions personnelles et 2 ou 3 expositions de groupes thématiques.
du 3 Avril au 30 Mai 2010
Vernissage le samedi 3 avril
Et, comme si elle eût voulu, par politesse, diminuer l’horreur de cette anthropophagie, elle spécialisa :
— Parce que, sans doute, vous ne mangiez que de la viande de nègre !…
— Du nègre ?… s’écria-t-il, en sursautant… Pouah ! Heureusement, chère miss, je n’en fus pas réduit à cette dure nécessité… Nous n’avons jamais manqué de blancs, Dieu merci !… Notre escorte était nombreuse, en grande partie formée d’Européens… des Marseillais, des Allemands, des Italiens… un peu de tout… Quand on avait trop faim, on abattait un homme de l’escorte… de préférence un Allemand… L’Allemand, divine miss, est plus gras que les autres races… et il fournit davantage… Et puis, pour nous autres Français, c’est un Allemand de moins !… L’Italien, lui, est sec et dur… C’est plein de nerfs…
— Et le Marseillais ?… intervins-je…
— Peuh !… déclara le voyageur, en hochant la tête… le Marseillais est très surfait… il sent l’ail… et, aussi, je ne sais pas pourquoi, le suint… Vous dire que c’est régalant ?… non… c’est mangeable, voilà tout.
Se tournant vers Clara avec des gestes de protestation, il insista :
— Mais du nègre… jamais !… je crois que je l’aurais revomi… J’ai connu des gens qui en avaient mangé… Ils sont tombés malades… Le nègre n’est pas comestible… Il y en a même, je vous assure, qui sont vénéneux…
Le Jardin des Supplices, Octave Mirbeau
du 3 Avril au 30 Mai 2010
Vernissage le samedi 3 avril
Frédéric Guinot réalise et conçoit des environnements évolutifs, des mises en scènes métaphysiques où se côtoient et s’articulent des sculptures mobiles et modulables, associées à de multiples objets et autres accessoires, sortes de ready-mades détournés dans un même champs poétique.
La révolution est celle du voyage et du mouvement, du simple fait de dévier l’objet, de perturber un lieu ou un événement. Ce grenoblois déploie son univers artistique en fonction des espaces qui lui sont alloués ; tantôt ludique tantôt angoissante, sa chronique d’une révolution avancée se propose comme un monde parallèle au nôtre, à la fois proche et déconcertant, miroir impitoyable de notre société.